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Millésimes des vins

Sont traités sur une autre page : « Combien de temps garder une bouteille » et « Choisir un vin à garder très longtemps ».

Le concept de millésime recouvre l’année de vendange et les conditions météorologiques de production. Malgré la catastrophe climatique en cours, la notion de millésime peut servir de guide pour l’achat de vins, la garde et la dégustation.

Déduire la qualité d’un vin de la réputation de son millésime est partial (voire malhonnête). Espérer comprendre un vin à partir d’une notion aussi floue est inutile. Vous devriez utiliser des critères plus solides, et surtout gouter.

Edit : Le changement climatique a déprécié les examples régionaux de cet article.


Tableaux de millésimes

Une cote peut-elle résumer la qualité des vins d’une région ? Non. Un tableau des millésimes des vins n’est pratique que comme indicateur grossier du prix et de la réputation des vins les plus connus cette année-là et du potentiel de garde de ces vins.

Notez que les professionnels (les producteurs, les distributeurs et beaucoup de critiques) ont tendance à minimiser les difficultés des derniers millésimes à la vente. Vous ne devez donc croire les premiers compte-rendus que si vous avez confiance en l’auteur.

Voici quelques tableaux (tous anglophones) :

Des produits fiables

Qu’est-ce que la qualité d’un millésime ? C’est une notion fort peu utile dans certains pays aux climats favorables (Languedoc, Géorgie, Californie, Australie). La régularité du climat y permet d’obtenir un vin de qualité similaire quand l’élaboration est la même.

De plus, des méthodes industrielles de production peuvent être appliquées pour produire le même vin année après année... ce qui donne un produit fiable et standardisé. Ceci s’applique aux champagnes de négociant et au vin de « gout international ».

De l’artisanat

Dans les zones tempérées (Croatie, Italie, Espagne, Portugal, New York, Japon), le climat plus doux permet d’élaborer des vins au gout plus précis. Quelque soit l’année, les techniques oenologiques permettent désormais de sauver la production (merci l’oenologie !). On aura un bon vin si la vigne a été correctement cultivée.

Ainsi, un vin d’un vigneron exigeant dans un millésime difficile sera souvent plus intéressant qu’un vin d’un viticulteur laxiste et d’une année bien cotée. Des parcelles voisines vont exprimer des qualités différentes, ne serait-ce qu’à cause des pluies de septembre. Seuls les bons producteurs peuvent sauver une récolte mutilée par le mauvais temps.

La notion de millésime est pratique

Les grands millésimes n’existent que dans la tête des amateurs. Effectivement, certaines généralisations sont utiles pour l’appréhension : on trouve des traits communs aux vins de cette année-là. Ici je pense aux régions à climat frais (Suisse, Allemagne, Autriche, Hongrie, Nouvelle-Zélande, Orégon, État de Washington).

Les similitudes peuvent s’expliquer par :

En pratique, les vins d’une même commune, embouteillés à un ou deux mois d’intervalle, partagent souvent quelques qualificatifs :


Je vous propose d’autres articles tels que : « Comment choisir les vins à acheter ? » ou « Peut-on garder du vin chez soi ? ».